Longue crise politique: la Tshopo « régressée », Boyoma Simama appelle à refonder une harmonie sereine

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Après une grande crise politique au sein des institutions provinciales de la Tshopo, issue d’un déchaînement des motions initiées par les députés provinciaux contre le gouvernement Walle Lufungula, accusé de la « mégestion criante », la province, qui a été « régressée » et a longuement densé au tour du pommier, se réveille. Après cette vague de tensions incomprises qui a assombri le tableau du développement, la population est exhortée à tirer des leçons et orienter positivement la vision vers l’émergence. Cet appel est de l’association Boyoma Simama, via son coordonnateur, Victor Mwetaminwa, lors d’une entrevue accordée samedi 26 Juin à ICI KIVU.COM

Pour Victor Mwetaminwa, face aux altérations hors du commun, les jeunes ont intérêt à militer pour le maintien de la stabilité communicationnelle sur les vrais sujets phares qu’écument la province de la Tshopo. C’est ainsi, a-t-il estimé, que les Tshopolais doivent refonder une harmonie sereine en vue de préserver la bonne cohésion.

« On ne peut pas résoudre un problème si on n’en parle pas, pas plus qu’on ne peut le résoudre si on se contente d’en parler. La situation des jeunes doit s’améliorer et surtout que nous sommes les pionniers et futurs cadres de ce pays. Nous avons intérêt à militer pour le maintien de la stabilité communicationnelle sur les vrais sujets phares. » dit-il.

Bien plus, « Étant visionnaires et pionniers du changement, il nous faut mettre toutes les batteries en marche pour refonder une harmonie sereine en vue de préserver la bonne cohésion et marche de nos institutions locales. Cette amélioration doit être considérable et visible pour le moment, et c’est pourquoi nous devons en faire davantage une priorité. Les jeunes constituent la clé du développement et porteurs d’espoir. » a-t-il indiqué.

Tshopo régressée, le cœur « saigne »

Face aux multiples enjeux qui ont amorti le décollage tant entendu de la province de la Tshopo, passant par la construction des infrastructures adéquates, qui traînent les pas dans la brouille depuis le démembrement de la grande orientale, Victor Mwetaminwa a un cœur qui saigne, dit-il.

« Le cœur saigne quand nous apprenons autant de témoignages antipathiques à propos de notre province et notre ville berceau qui, jadis fut la plus cosmopolite du pays, ville prête à accueillir toute sorte de tribus, touristes d’autre part venus de tous les coins du monde, ville riche en diversité d’aliments, cultures et biodiversité sans équivoque. Donc comprenez que nous avons perdu bcp de choses, régressé trop bas. Ça révolte énormément notre bon sens et amour propre pour Boyoma. » s’alarme le coordonnateur de l’ASBL Boyoma Simama, une association regroupant les ressortissants les filles et fils de Kisangani, vivant à Kisangani, Kinshasa et d’autres à la diaspora.

Réagissant sur les problématiques de desservice partiel de la centrale hydroélectrique de Kisangani, Victor Mwetaminwa et les membres de Boyoma Simama (BOS) se disent blessés davantage. « L’accès à une énergie abordable, fiable, durable et moderne pour tout boyomais reste un tourment délicat pour nous membres de BOYOMA SIMAMA. » souligne-t-il.

Et de poursuivre: « Cette situation reste particulièrement préoccupante et nous pensons procéder à un lobbying au niveau national afin de résoudre cette question epinglante. Grâce aux efforts concertés de l’ensemble des membres BOS, nous restons optimistes à générer des bonnes suites palliant ce problème crucial d’électricité. »

Quid des nouveaux dirigeants ?

D’après Boyoma Simama, le nouveau dirigeant que la Tshopo voudrait avoir aujourd’hui doit d’abord aimer cette province.

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« La Tshopo a vu autant de dirigeants mais la population a toujours été mis à l’écart dans beaucoup de leurs projets de société. Il nous faut un homme intègre, animé d’un bon sens et trop attentif aux cris de détresse de sa population . Nous avons toujours regretté d’apprendre de nos frères et sœurs vivant sur place des dégradations continuelles des infrastructures pourtant il ya 15 ans, cette ville était classée parmi les 3 meilleures provinces du pays. Qu’il prenne conscience et travaille pour l’intérêt général de la province et non pour ses intérêts privés. » souhaite Victor Mwetaminwa.

Boyoma Simama est une grande famille réunissant les fidèles engagés et ressortissants issus de Kisangani. Cette plateforme est née à Kinshasa, le 5 janvier 2020. Soucieux et même dépressif de la réalité chaotique que vivent leurs familles, ces derniers ont décidé, après plusieurs réflexions de s’unir, cogiter et adopter une stratégie plus meilleure pour sauver la ville mère, Kisangani, pour ne pas la citer.

Serge SINDANI

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